Le 6mars 2019, en librairie, LA MALCHIMIE, Actes Sud.


Romans et essais

 

GISÈLE BIENNE La malchimie

Roman

Récit d’un empoisonnement, La malchimie témoigne de l’affection d’une sœur ayant perdu son frère, ouvrier agricole mort de la nocivité des produits phytosanitaires qu’il a manipulés pendant des décennies sans protection, autant que de l’urgence à combattre le tout-chimique. Un récit emporté par la force incandescente d’une romancière qui a su bâtir de livre en livre un univers rare et complexe.

La malchimie, ce sont des mois d’intense rapprochement entre Sylvain, atteint soudainement d’une grave maladie, et sa sœur Gabrielle qui lui rend de fréquentes visites tandis qu’on le soigne à l’hôpital de sa ville. La leucémie aiguë de Sylvain bouleverse et questionne Gabrielle. Requise par leur belle enfance commune, elle est désormais projetée dans un avenir incertain. Son frère, ouvrier agricole au grand charisme, a pendant plusieurs décennies manipulé des produits phytosanitaires, traitant intensivement les champs de son patron. Dans le service de soins protégés de l’hôpital et ses “chambres stériles”, Gabrielle constate que la plupart des malades proviennent du milieu agricole. Pourquoi eux ?

Monsanto, Bayer et consorts... Elle croyait, comme tout un chacun, être informée, elle l’était bien peu. Pendant d’interminables nuits blanches, Gabrielle se documente sur l’histoire de ces firmes, leur passé louche, sur l’importance des dégâts causés par la nocivité de leurs produits et leur politique mensongère – celle de ces “nouveaux seigneurs”, comme le dit son frère, qui ne pouvait imaginer être ainsi exposé à d’aussi graves dangers. On l’a trompé, on les a trompés, lui et ses collègues isolés dans la campagne française et ses grandes plaines.

Face aux impératifs médicaux et à la souffrance de son frère, jamais Gabrielle ne pourra “enterrer” leur enfance, ce temps d’avant. Pris dans le faisceau contemporain d’une actualité politique et environnementale, ce récit témoigne de l’affection d’une sœur autant que de l’urgence à combattre le tout-chimique, emporté par la force incandescente d’une romancière qui a su bâtir de livre en livre un univers rare et complexe.

 

 

 


 1er mars 2017, LES FOUS DANS LA MANSARDE, roman, Actes Sud, "Un endroit où aller".

Dans le silence envoûtant d’une mansarde rémoise, une dernière soirée d’adieu et de mémoire autour des fantômes de la narratrice : des proches, des anonymes ou des écrivains jamais revenus des tranchées. Un roman qui dessine l’implacable sacrifice d’une génération. Et la plaie béante ouverte dans l’histoire de la littérature par la guerre et son héritage.

 



DERNIERS TITRES

 





 

BIBLIOGRAPHIE SELECTIVE

MARIE-SALOPE,  premier roman de Gisèle Bienne,  publié aux éditions Des Femmes en 1976, puis chez Climats/Flammarion en 2004. Réédité chez Actes Sud avec La brûlure en 2015.

Il dit l'été intense et particulier d’une adolescente sensible, rebelle et amoureuse. Adapté au théâtre par Gérard Thévenin

 

DOUCE-AMÈRE, roman, éditions Des femmes, 1977.

 

ROSE ENFANCE, récit, éditions Des femmes, 1978.

 

BLEU, JE VEUX, roman, Le Seuil, Points Virgule, 1983.

 

PREMIÈRES ALLIANCES, récit, Le Seuil, 1988.

 

RÉMUZOR, roman, Actes Sud, 1994.

 

LA CHAMPAGNE, La belle pouilleuse, éditions Autrement, 1989.

Un portrait de la grande plaine, un paysage hors-frontières.

 

L’ENFANT TROMPÉE, roman, Le Seuil, 1999.

 

PAYSAGES DE L’INSOMNIE, roman, Climats/Flammarion. Préface de Roger Grenier, 2004. A rééditer. Avis à un petit éditeur passionné.

Marcel rentre de la Grande Guerre défait. Comment, en quoi a-t-il changé ? La tranchée de la guerre se creuse entre lui et sa femme. Il est en quête d’une vie autre, de rencontres, d'amours impossibles.

 

LES JARDINS DE MON PÈRE, en écho aux photographies de Bernard Joseph. Texte de G. Bienne, Centre Régional de la Photographie Nord-Pas de Calais, Douchy-les-Mines, 2005.

Le livre offre à voir le jardin du père du photographe, mineur, à différentes saisons. Le texte de Gisèle Bienne est une promenade dans le beau jardin de son enfance.

 

LA FERME DE NAVARIN, Gallimard, "L’un et l’autre", 2008, traite de la blessure de guerre du poète Blaise Cendrars dans la Marne et interroge les actuels paysages de guerre.

Adapté au théâtre par Ludovic Longelin à Boulogne-sur-Mer.

 

KATHERINE MANSFIELD DANS LA LUMIÈRE DU SUD, Actes Sud, " Un endroit où aller ".

De la vie intense et de l’écriture étincelante d’une femme-comète qui s'éteint  à l'âge de 34 ans.

 

LE BLUES DU TRAM, éditons Châtelet-Voltaire.

A l’origine du texte, la construction du tramway à Reims, puis un voyage en tramway dans la littérature.

 

L’ETRANGE SOLITUDE DE MANFRED RICHTER, roman, Actes Sud, "Un endroit où aller ".

Le livre aborde les rapports franco-allemands dans les années soixante vus ou vécus par une jeune fille de 20 ans, sa correspondante allemande, un ancien prisonnier allemand de la Seconde Guerre mondiale  qui a préféré rester en France.

 

TRACES DE LA GUERRE 14-19 DANS LA MARNE, texte de G. Bienne, "La Craie", (il s’agit de la craie des tranchées), photographies de Michel Jolyot, atelier de Michel Jolyot, Reims.

 

LE RETOUR DU LOUP, ouvrage collectif, introduction de Henri-Pierre Jeudy. Le texte de G. Bienne qui y figure s’intitule La première vallée, édition Châtelet-Voltaire.

On parle beaucoup du loup qui serait de retour en Haute-Marne, on ne le croise pas souvent, mais les paisibles brebis ont parfois affaire à lui.

 

LA BRÛLURE, roman, suivi de Marie-Salope, Actes sud "Un endroit où aller", 2015.

En 1976, Marie-Salope paraît dans une première édition. Presque quarante ans plus tard, l’auteur revient dans La Brûlure sur la réaction de sa famille à la publication de cette œuvre de jeunesse. Réunis en un seul volume, ces deux textes proposent le portrait d’une romancière, à la fois fille, femme et auteur, dont chaque épisode éclaire de sa violence et de sa tendresse une quête de soi.

 

LES FOUS DANS LA MANSARDE, récit, Actes Sud, "Un endroit où aller", 2017.

 

On peut se reporter aux pages de la revue de presse